message-clair

Le message clair

Le message clair est une technique verbale mise au point au Québec par une enseignante, Danielle Jasmin, afin de mettre la communication non-violente à la portée de tous, notamment des enfants. Le message clair permet de dire à autrui l’effet de ses actes sur nous, en positif comme en négatif : c’est un outil au service de la prise de conscience, sans laquelle aucun changement durable n’est possible.

Sa formulation est volontairement très structurée, afin qu’elle soit rapidement assimilable : c’est là toute sa force, et ce qui explique son succès.

Le message clair s’appuie sur une triple formulation :

  • l’énoncé des faits qui permet de situer et clarifier le moment du différend (« Quand tu … »)
  • l’expression des émotions et des sentiments que cette situation provoque en moi (« … ça me … »)
  • une demande de feed-back (« As-tu compris ? »)

«Quand tu rentres dans ma chambre sans me demander, ça me met vraiment en colère. Est-ce que tu as compris ? »

Pour l’un, c’est un soulagement de pouvoir dire son émotion. Pour l’autre, cela contribue à lui faire prendre conscience de la portée de son acte, qu’il n’avait peut-être pas mesurée.

Lorsque la structure de base du message clair est bien assimilée par tous, on peut y ajouter :

  • Un éclaircissement de ce qui sous-tend l’émotion : il s’agit souvent d’une crainte (« ça me met en colère parce que je n’aime pas que tu touches à mes affaires ») ou d’un besoin non respecté ( « parce que j’ai besoin qu’on respecte mon espace »)
  • Une explicitation du changement demandé («Je te demande de frapper avant d’entrer » ou tout simplement : « Je te demande de ne plus le faire »)

Il est alors plus facile pour l’autre de comprendre la réaction de celui qui se sent agressé, et de clarifier sa propre position. Dans notre exemple cela pourrait donner :

« Oui, j’ai compris. Je ne voulais pas toucher à tes affaires, je voulais te demander qu’on joue. »

 

Lorsqu’un message clair se termine mal, que celui à qui il est adressé n’écoute pas, se moque ou recommence, deux possibilités s’offrent à lui :

  • Chercher un médiateur qui l’aidera à la formulation du message clair, et à être écouté.
  • S’inscrire à l’ordre du jour de la réunion quotidienne afin d’avoir la parole pour évoquer le problème devant le groupe

La plupart du temps, le fait de parler ainsi désamorce le conflit.

Ces messages clairs gagnent aussi à être énoncés lorsque le sentiment est agréable « Quand tu me dis que mon dessin est beau, ça m’encourage à en faire d’autres. »

Pour aller plus loin, deux petits ouvrages de Marshall B . ROSENBERG aux éditions Jouvence :

« La communication non-violente au quotidien »

« Elever nos enfants avec bienveillance, l’approche de la communication non-violente »

Partager cet article :

Facebook
Twitter
LinkedIn