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Neurobiologie et Apprentissage

Apprentissages : que se passe-t-il dans notre cerveau ?

A la naissance, l’enfant est en apprentissage permanent. Tout est nouveau pour lui. Aucune des expériences qu’il vit ne lui en rappelle une autre. Chaque nouvelle expérience forme un réseau neuronal dans le cerveau. C’est ainsi qu’un enfant de 3 ans possèdent trois fois plus de connexions neuronales qu’un adulte.

Puis, vers 5/6ans, le cerveau va élaguer tous les réseaux neuronaux “inutiles” selon lui, c’est-à-dire tous ceux qui ne sont pas stimulés régulièrement. L’enfant va se développer selon la fréquence des stimulations de l’extérieur. Le cadre dans lequel il vit va le façonner pour l’avenir, que ce soit le cadre familial ou scolaire. Par mimétisme, l’enfant va se construire et prendre des habitudes. Ce moment s’appelle l’élagage neuronal. 

Bien entendu, tout n’est pas gravé dans le marbre :

→ D’un point de vue du comportement, il est possible de se libérer de ses croyances. Il est possible de modifier ses schémas d’idée, cela s’appelle la résilience. Elle pourra avoir lieu avec une certaine ouverture d’esprit et peut-être une psychothérapie. Mais c’est une autre histoire.

→ D’un point de vu des apprentissages, tout le monde sait qu’ils peuvent avoir lieu tout au long de la vie. Mais ceux-ci seront d’autant plus efficaces, qu’ils se feront dans l’enthousiasme. On apprendra plus rapidement une langue étrangère si nous sommes immergés dans un pays étranger ou mieux, si nous avons un petit ami étranger, que sur les bancs du collège.

L’enthousiasme : de l’engrais pour les apprentissages

Le cerveau se développe dans la jubilation, la joie, l’enthousiasme. Gerald Hüther, neurobiologiste allemand, nous explique que lorsque l’adulte ou l’enfant trouve subitement une solution après un long processus de recherche, une sensation de confort et de satisfaction l’envahit. Ceci est dû à la libération de substances messagères liées au plaisir ce qui décuple le développement neuronal.

Les jeunes enfants sont la plupart du temps dans cet état. Ils peuvent passer des heures à regarder des raies de lumière au plafond, à jouer avec du papier cadeau (plus qu’avec le jouet qu’il contenait), à attraper les poils du tapis, ou gratter du sable. En les observant, on voit bien dans quel état émotionnel ils se trouvent : émerveillés par la tâche qu’ils accomplissent, le monde extérieur n’existe plus, ils sont totalement absorbés par leur activité. C’est dans ce type de situation que le cerveau développe des réseaux neuronaux, c’est-à-dire qu’il apprend.

A l’école Holisée, nous avons conscience des prédispositions d’apprentissages fantastiques de l’enfant. Nous souhaitons lui offrir une continuité d’apprentissage en lui proposant un cadre scolaire dans lequel ces facultés naturelles peuvent perdurer et  être nourries : du temps pour réaliser ses expérimentations, du matériel stimulant pour nourrir sa soif de curiosité, un groupe positif pour construire ses relations sociales. Conscient également de l’importance de l’apprentissage par mimétisme – notamment des postures relationnelles – il est entouré par un cadre relationnel respectueux et bienveillant. L’entraide et l’empathie sont favorisées.

 

Dans de prochains articles, nous découvrirons quels sont les facteurs favorisants ou inhibants le processus d’apprentissage.

 

Références :

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